Figures du patrimoine

Adolphe Alphand

Jean-Charles Adolphe Alphand

Ingénieur des ponts et chaussées, Adolphe Alphand (1817-1891) a doté Paris de ses parcs sous Haussmann : les Buttes-Chaumont ouvertes en 1867, Monceau, Montsouris, les bois de Boulogne et de Vincennes, et les alignements d’arbres des avenues neuves.

Pont de pierre en plein cintre jeté au-dessus d’un ravin boisé, falaise rocheuse à droite, promeneurs sur le tablier, immeubles parisiens au fond
Aux Buttes-Chaumont, le relief est un ouvrage : l’ancienne carrière de gypse a reçu son ravin, son pont et ses rochers.Pierre-Yves Beaudouin — CC BY-SA 3.0

Adolphe Alphand (1817-1891), ingénieur des ponts et chaussées, dirige le service des promenades et plantations de Paris pendant la transformation haussmannienne. On lui doit les bois de Boulogne et de Vincennes réaménagés, le parc Monceau (1861), les Buttes-Chaumont (1864-1867), Montsouris (1865-1878), et les squares semés dans les quartiers neufs. Sa méthode mêle terrassement d’ingénieur et pittoresque de jardinier : la roche des Buttes-Chaumont est en partie maçonnée, le lac est artificiel, la cascade est alimentée par pompe.

Histoire

Haussmann appelle Alphand à Paris en 1854. La ville manque de promenades ; l’Empire en fait un instrument de gouvernement autant que d’hygiène. Alphand traite chaque parc en ouvrage d’art : sur l’ancienne carrière de gypse des Buttes-Chaumont, dépotoir et gibet jusqu’au siècle précédent, il fait creuser un lac, dresser un promontoire, jeter une passerelle et couler des rochers en ciment moulé. Le parc ouvre le 1ᵉʳ mai 1867, le jour de l’Exposition universelle.

Reconnaître

Un jardin d’Alphand se reconnaît à l’allée courbe qui ne montre jamais tout le parc à la fois, au faux rocher de ciment, au mobilier de fonte — grilles, bancs, kiosques, chalets — dessiné en série pour toute la ville. Les essences sont plantées par masses et le relief presque toujours refait de main d’homme.

Paris d’abord : les Buttes-Chaumont, Monceau, Montsouris, les deux bois, les squares des arrondissements neufs. Ses recueils de planches ont ensuite diffusé le modèle dans les villes de province et jusque dans les parcs de demeures privées de la fin du XIXᵉ siècle.

Sources (2)
  • Parc des Buttes-Chaumont — dossier de l’Inventaire

    Inventaire du patrimoineMinistère de la Culture
  • Les Promenades de Paris

    Adolphe Alphand

    Ouvrage de référence1867
promenades de ParisButtes-ChaumontSecond Empire

Mis à jour : 30/07/2026