Né en 1914 comme caisse destinée à financer l’achat de monuments classés, le Centre des monuments nationaux conserve et ouvre au public plus de cent monuments appartenant à l’État, de la préhistoire au XXᵉ siècle, dont dix-neuf inscrits au patrimoine mondial.
Le Centre des monuments nationaux est l’établissement public qui gère les monuments appartenant à l’État et ouverts à la visite. Son ancêtre, la Caisse nationale des monuments historiques et préhistoriques, est fondé le 10 juillet 1914, quelques mois après la loi de 1913, pour réunir les fonds nécessaires à l’acquisition d’édifices classés et au soutien des campagnes de restauration. Devenu Centre des monuments nationaux en 2000, il conserve plus de cent monuments — abbayes, châteaux, sites préhistoriques, demeures d’écrivains — et pratique la péréquation : les recettes des sites très visités financent les autres.
Histoire
La loi de 1913 donne à l’État le pouvoir de classer ; elle ne lui donne pas l’argent d’acheter. La Caisse nationale, créée quelques mois plus tard, comble ce vide en centralisant droits d’entrée, dons et legs. Le réseau s’étend au fil du siècle par affectations et acquisitions : le mont Saint-Michel, la cité de Carcassonne relevée par Viollet-le-Duc, la villa Savoye, la villa Cavrois. L’établissement prend son nom actuel en 2000.
Reconnaître
Un monument du réseau se signale à sa billetterie et à ses éditions communes, aux mêmes cartels et à la même signalétique d’un bout du pays à l’autre. La gestion est publique, la propriété reste celle de l’État, et l’ouverture à la visite fait partie du programme plutôt qu’elle ne s’y ajoute.
Où
Plus de cent sites répartis dans toutes les régions, du cairn de Barnenez aux demeures du XXᵉ siècle. Dix-neuf figurent sur la liste du patrimoine mondial.
Sources (2)
Notre histoire
Source institutionnelleCentre des monuments nationaux
Le Centre des monuments nationaux — rapport d’information